Maitrise des dépenses de fonctionnement
Malgré le dérapage de l’augmentation de 70% des indemnités du Maire et des adjoints, l’année 2009 devrait se caractériser par une faible augmentation des dépenses de fonctionnement grâce à une bonne maitrise de la masse salariale ( + 1,5% ) et des dépenses de gestion des services municipaux ( +1,97%). Ces objectifs sont atteignables grâce à un nombre plus élevé de départs à la retraite d’employés municipaux et aux efforts d’économies réalisés par les services, mais ceci restera à vérifier fin 2009.
Progression de l’épargne nette de gestion
L’épargne nette de gestion devrait atteindre 6,7 millions d’euros en 2009. Jolie performance, certes bien aidée par la vente de terrains du site de l’Arsenal et l’augmentation forte du prix de l’eau, mais que risque d’amputer la gestion risquée de notre encours de dette.
L’endettement
L’encours de dette était de 70,4 millions d’euros au 31 décembre 2007. Il est de 71,3 millions au 31 décembre 2008. Pour la première fois depuis 1996, l’encours de dette a augmenté. C’est une des mauvaises surprises de la gestion 2008.
L’objectif, modeste, de ramener l’encours de dette à 70,1 millions d’euros au 31/12/2009 démontre que le désendettement de la Ville n’est pas une priorité. C’est une erreur car l’endettement de Tarbes est très au-dessus de la moyenne nationale et notre charge d’intérêts est encore en augmentation pour 2008 et 2009 avec la montée des taux. Sans compter que 29 millions d’encours de cette dette sont constitués par des taux structurés à risque qui sont en moyenne à ce jour à 7,50% ! Le Maire de Tarbes a commis une faute grave en ne profitant pas des taux historiquement bas des années 2004, 2005 et 2006 pour négocier un maximum de prêts à taux fixe. Cette erreur va durablement plomber les finances municipales.
La fiscalité
L’année 2009 s’annonce comme la plus mauvaise de l’ère Trémège avec l’augmentation de 8,7% du prix de l’eau et une augmentation de plus de 3% des impôts locaux. C’est un mauvais coup porté aux Tarbais à l’aube de cette année 2009 qui s’annonce délicate pour le pouvoir d’achat des Français avec une crise économique qui va s’amplifier.
Le choix des investissements
Il est clair que le projet Brauhauban ne verra pas le jour encore en 2009. L’enlisement de ce projet est inquiétant. Il est certes complexe sur un plan juridique et technique mais cela est connu depuis plusieurs années. Gérard Trémège s’est entêté et ne sait plus comment s’en sortir aujourd’hui. Il faut vite revenir à un projet plus simple, sans déplacement du garage Renault et sans extension de la Halle. Les commerçants et les usagers de la Halle Brauhauban ont droit à un équipement commercial de qualité en centre ville. La dégradation actuelle de cet équipement pénalise l’ensemble du commerce tarbais. Il n’y a plus que 41 commerces ouverts sous la Halle ! La Mairie doit agir rapidement mais hélas ce ne sont pas les 600.000 euros inscrits au projet de budget qui le permettent.
L’aménagement du site de l’Arsenal va se poursuivre. Pour 2009, on peut espérer une bonne avancée des travaux sur le bâtiment 103 et la nouvelle maison des associations, ainsi que la concrétisation de la traversée est-ouest du site. Mais le flou le plus absolu qui entoure le réel niveau de pollution du site et le choix des projets sur l’ensemble de la zone est assez inquiétant. La présentation globale que le Maire promettait pour fin 2008 est repoussée à 2009. Il n’y a aucune concertation sur ce projet pourtant structurant pour l’ensemble des quartiers nord.
Le projet muséographique mériterait un vrai débat public. Ce débat n’a jamais eu lieu et les évolutions dans le temps du projet muséographique tarbais montrent que celui-ci est plus dépendant des espoirs de subventions que d’une vraie dynamique locale. C’est un constat : notre ville est très mal lotie au niveau des musées. Le Musée Massey est fermé depuis plusieurs années. Il le restera encore au moins deux ans. Le Maire a plusieurs fois retardé le projet de rénovation. C’est un projet très coûteux. Il faut mettre en valeur la qualité du travail d’inventaire et de restauration qui a été menée. De même on ne peut que reconnaître la richesse historique des collections (15.000 pièces). Par contre on peut s’interroger sur le succès que peut rencontrer ce type de musée. La récente exposition temporaire organisée au Carmel sur les Hussards n’a pas bougé les foules. Quel est le public potentiel ? On parle de 18.000 personnes intéressées par le sujet à travers le monde. Le risque est grand de créer un musée qui serait plus un conservatoire pour les spécialistes de l’histoire militaire qu’un lieu attractif pour le grand public. Nous rappelons qu’il s’agit d’un investissements de plusieurs millions d’euros et que le bâtiment qui est sensé abriter cette collection est un des bâtiments les plus intéressants de Tarbes par sa taille, son architecture et son emplacement. La question que nous posons clairement est la suivante : faut-il dépenser des millions d’euros et mobiliser un des lieux les plus prestigieux de Tarbes pour quelques milliers de visiteurs par an ? Nous sommes favorable bien sûr à la mise en valeur de notre patrimoine historique mais nous disons que ce projet mérite un débat public sur son dimensionnement et sur son emplacement, avec un véritable éclairage sur les enjeux financiers, culturels et touristiques pour que les Tarbais s’approprient ce dossier et qu’il soit démocratiquement tranché.